Depuis plus de 25 ans l'association s'est engagée dans la défense du patrimoine aquatique et particulièrement dans la lutte contre les pollutions. Lors du premier contrat de pays en centre Ardèche début 80, elle est la cheville ouvrière, en collaboration avec le Club local de canoë-kayak et quatre écoles primaires du canton de St PIERREVILLE, d'une exposition sur la faune et la flore piscicole mettant en exergue certaines nuisances faciles à corriger mais hélas toujours d'actualité : passes à poissons de montaison et dévalaison absentes ou obsolètes, respect des débits réservés par les micros-centrales hydro-electriques, ponts décharges sauvages, entretien des berges pour améliorer le cycle d'auto-épuration etc . . . Plus de 5000 personnes visiteront cette exposition à la salle des fêtes de St SAUVEUR de MONTAGUT.

Elle met en pratique ses idées ; toujours avec le 1er contrat de pays de 1983 à fin 84, 14 kilomètres de rives sont traités par des entreprises spécialisées cela permettra à des petites communes comme Marcols et Albon de mettre de l'ordre à la ripisylve de la GLUYERE sur la traversée de leur bourg, l'association ayant accepté de prendre en charge la part finançière leur incombant. De 84 à 86 jusqu'à 6 personnes en TUC encadrées par la seule association patriciperont à une oeuvre de "reconquête des rives" en privilégiant l'interêt collectif et notamment la conservation des oeuvres d'art. La priorité fût donnée à l'entretien en amont immédiat des ponts, 18 kilomètres de rives furent restaurés sur Gluyère, Auzène, Boyon, Orsanne, talaron avec les aides financières de l'Agence de l'eau de la fédérarion de pêche et 30 % à la charge de l'association plus l'entretien du matériel et l'encadrement bénévole. Les cotisations des sociétaires ne suffisant pas, plusieurs manifestations grand public furent organisées, concours de pêche, bals populaires, appels aux dons etc . . .

Afin de promouvoir son action et sur ses seuls finances L'A.P.P. s'implique auprès de structures d'accueil d'enfants et d'adolescents. Elle propose ses services à la FOL qui encadre en juillet et août des colonies de vacances au collège de l'Eyrieux à St Sauveur de Montagut et au centre Wesquals à Dunières. Son garde pêche particulier, Xavier VINCHON, accepte d'assurer l'encadrement technique des groupes formés sous l'autorité de la FOL. De 88 à 94, ce passionné de pêche relayé par l'engagement bénévole du Conseil d'Administration de l'association (14 membres) consacrera les deux mois d'été à satisfaire, au bon sens du terme, "l'appétit piscicole" de près d'un millier d'enfants et d'adolescents pour la plupart originaire du Haut Rhin ou des quartiers défavorisés. L'apprentissage du "sans tuer" et du respect de l'environnement sont à l'ordre du jour. Chaque fin de séjour donne lieu à un concours de pêche général aux OLLIERES, siège de l'A.A.P.P., regroupant colonies et autres enfants donnant lieu à des manifestations de plus de deux cents compétiteurs nécéssitant l'engagement d'une trentaine de bénévoles. Les fabricants de matériel de pêche et grossistes sont largement sollicités pour les lots et les institutionnels pour les coupes.Faute de colonies, ce travail de promotion cessera en 1995. Parallèlement une école de pêche locale est créée, son fonctionnement repose sur le strict bénévolat, une dizaine d'enfants locaux s'inscrivent la première année, le manque de locaux et la lassitude des bénévoles face aux responsabilités d'encadrement, accidents et autres aléas sociaux, auront raison de la volonté collective de l'association dans ce domaine; l'école de pêche est dissoute en 2000. Cette même année un club de pêche à la mouche, l'Ecdyonurus, indépendant de l'A.P.P.M.A, est crée par plusieurs passoniés de la pêche à la mouche..

Au niveau piscicole, comme les autres A.P.P. briffés par le CSP, elle déverse quantité de poissons dans les cours d'eau et met en place des programmes quinquénaux pour suivre l'évolution de la population de truites. Entre 1983 et 1988 il sera dévérsé sur son territoire 1,5 millions d'alevins de truitelles dites Fario, 50 000 truitelles sans parler des truites Fario surdensitaires sur l'Eyrieux et autres poissons blancs. Le constat amer sur l'effondrement de cette population aboutira aprés deux années de discussions sérrées au sein du CA à une nouvelle approche politique de gestion piscicole de la 1ère catégorie et au rejet, à cette époque, de celle proposée par la fédération de pêche et certaines institutions ayant en charge l'interêt piscicole en eau douce.

En 1990 l'A.A.P.P.M.A. s'engage résolument sur la voix de la gestion patrimoniale et milite fermement en faveur de l'augmentation de la maille de latruite fario. Qinze ans après et malgré un Plan de Gestion Patrimoniale pronant ce type de gestion, ces notions ne sont toujours pas totalement intégrées dans la politique fédérale et certains administrateurs dissertent encore en se regardant le nombril sur l'effondrement des ventes de cartes de pêche pour peu qu'on fasse la promotion sur des bases crédibles. A partir de cette date, renforcée par les discussions internes et unie autour d'un axe de gestion, l'association aprés repérage des frayères naturelles et conventions des baux de pêche avec les riverains, met en place des réserves de pêche intitulées "Zones Protégées d'Interêts Piscicoles" sur l'Auzène un des torrents encore sauvage de l'Ardèche. Sur ces Z.P.I.P., elle tente par des panneaux appropriées de sensibiliser les autres utilisateurs de l'eau aux nécéssité de respecter le milieu aquatique. Grâce à la maille à 0,23 cm et à l'interdiction d'aleviner, les truites Fario de souche ont enfin retrouver droit de cité avec leur robe homgène incomparable en beauté.

Quelques ruisseaux très courts encore de 2ème catégorie du fait de leur confluence directe avec l'Eyrieux mais hébérgeant de écrevisses à pieds blancs ont été classés en 1ère catégorie piscicole sur dossier présenté à la région par l'A.A.P.P.M.A. Leur statut, malgré tout , "de ravin asséchant" leur vaut une gestion particulière. Extraits de la gestion patrimoniale, ils font l'objet d'introduction strictement controllée sous forme d'oeuf de truites Fario en provenance de la pisciculture de Chazey-Bons dans l'Ain.

En 1997, comptant dans ces rangs bon nombre de moucheurs, l'A.A.P.P.M.A. en partenariat avec le groupement des pêcheurs sportifs à Valence devient la base logistique d'une manche sélective de la deuxième division du championnat de France de pêche à la mouche , elle propose alors 40 parcours sur Auzène et Gluyère sur deux jours. Cette épreuve suite à des modifications interne ne compte plus que 30 places et sur une seule journée en Avril/Mai. En 1999, grâce aux nouvelles dispositions du Code Rural concernant la mise en place de parcours de pêche spécifiques deux "NO KILL" réservés à la pêche à la mouche sont crées. Un en première catégorie sur la Gluyère, l'autre en 2ème catégorie piscicole sur l'Eyrieux accessible toute l'année. Ce dernière parcours subit de plein fouet les reliquats des pollutions en amont, il est donc soutenu par des lachers d'ARC de bonne taille et de qualité en povenance de Fontaines, SA Murgat.

Dans la suite logique du PGPD l'association travaille à l'édification d'un plan local de gestion : affaire à suivre.

Chaque année l'association s'implique dans deux manifestations majeures :

- Le criterium des boutières, une manche du championnat de France de deuxième division de pêche à la mouche, en partenariat avec le GPS de Valence. Les parcours de pêche ont lieu sur la gluyère et l'auzène.

- Lors des Floréales qui ont lieu à Saint Sauveur de Montagut, nous avons organisé un concours de pêche, ouvert uniquement au moins de 16 ans.

Bien sûr, La société participe au réunion qui concerne les problèmes d'environnement qui touche de plein fouet certaine de nos rivières comme l'Eyrieux. Pour cela vous pouvez avoir plus d'informations sur le sommaire à Actualité pisicole.

Les bénévoles de l'association debrousaillent régulièrement les parcours no-kill situés sur l'Eyrieux et la Gluyère, quelques photos :